Et si Asimov nous avait laissé un bon “stress test” pour l’IA de 2026 ?

Et si Asimov nous avait laissé un bon “stress test” pour l’IA de 2026 ?

Petit rappel utile : les lois de la robotique d’Isaac Asimov ne sont pas des lois juridiques. C’est un cadre de fiction (années 1940+, cycle Robot) pensé pour explorer des dilemmes éthiques.

 

La version “classique” en 3 lois, en résumé :

  1. un robot ne doit pas nuire à un humain, ni laisser un humain être mis en danger par inaction,
  2. il doit obéir aux ordres humains, sauf si cela contredit la loi 1,
  3. il doit préserver sa propre existence, sauf si cela contredit les lois 1 et 2.

 

Puis Asimov ajoute plus tard une Zéroième loi qui change l’échelle : 0) un robot ne doit pas nuire à l’humanité, ni laisser l’humanité être mise en danger par inaction.

 

Et là, on touche le cœur du problème : protéger un individu vs protéger le collectif… qui décide de “l’intérêt de l’humanité” ? à quel prix ? avec quelle légitimité ?

 

Sauf qu’aujourd’hui, nos “robots” ne sont plus des bras mécaniques. Ce sont des modèles d’IA dans des datacenters. Et le datacenter est devenu leur enveloppe robotique : calcul, stockage, réseau, accès aux outils… donc capacité d’action.

 

Traduction très concrète pour 2026 : la question n’est pas seulement “que répond le modèle ?” c’est “qu’est-ce qu’on l’autorise à faire, sur quelles données, avec quels droits, et quelles preuves ?”

 

Si on “traduit” Asimov en exigences d’ingénierie :

  • garde-fous + supervision (humain dans la boucle quand c’est sensible),
  • traçabilité (logs, preuves, auditabilité),
  • contrôle d’accès (IAM, secrets, connecteurs autorisés, moindre privilège),
  • capacité de reprise (limites, rollback, kill switch),
  • sobriété (le “corps” a un coût et une empreinte : FinOps/GreenOps).

 

Question : dans votre organisation, le vrai sujet 2026, c’est plutôt sécurité, conformité, sobriété… ou transformation métier ?

 

Rédigé par Jawaher Allala

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